Empreintes biométriques chez Lafarge Maroc

Chez le cimentier français Lafarge, on ne badine plus en matière de sécurité et de prévention sur les lieux de travail.

Chez le cimentier français Lafarge, on ne badine plus  en matière de sécurité et de prévention sur les lieux de travail. Le groupe s’apprête à généraliser à ses trois autres usines (Tétouan, Casablanca, Safi) un dispositif opérationnel sur son site de Meknès depuis plusieurs mois. Il s’agit d’un contrôle biométrique par prise d’empreintes installé à l’entrée du site auquel sont soumis les ouvriers des entreprises sous-traitantes travaillant avec le cimentier.

Le principe du contrôle est simple : chaque ouvrier dispose d’une fiche biométrique où est consigné son historique.

Quand l’un d’eux se présente à la porte de la cimenterie, si son relevé indique qu’il n’a pas travaillé au moins une fois au sein des sites du groupe au cours des trois dernières années, il est tout simplement refoulé. La procédure a été mise en place, expliquent les responsables de Lafarge Maroc, car ils s’étaient rendu compte que certains prestataires se contentaient d’aller chercher des ouvriers non qualifiés, travaillant souvent à la journée. «Cette catégorie d’ouvriers n’est pas rodée aux processus de production ni aux méthodes de travail et constitue une population à risque en matière d’accidents de travail». Après un test qui a duré un an, à Meknès, le résultat a été concluant. Prise d’empreintes donc sur tous les sites.