Emergence dans les nanotechnologies

«Emergence» de l’infiniment petit au Maroc. Après l’offshoring, l’aéronautique et l’automobile, le gouvernement entend intégrer les nanotechnologies au programme «Emergence».

«Emergence» de l’infiniment petit au Maroc. Après l’offshoring, l’aéronautique et l’automobile, le gouvernement entend intégrer les nanotechnologies au programme «Emergence».

Vous avez dit nanotechnologies ? Il s’agit en fait de l’ensemble des techniques qui permettent de manipuler, caractériser et fabriquer de la matière à l’échelle de l’atome. Ces technologies qui permettent de manipuler des éléments à l’échelle d’un milliardième de mètre, d’où leur nom, peuvent trouver des applications dans plusieurs secteurs comme la santé, l’environnement, la microélectronique, l’optique…

Pour s’attaquer à ce «gros» volet, le ministère du Commerce et de l’Industrie, qui pilote le programme «Emergence», a décidé de faire venir de l’étranger des cerveaux marocains travaillant dans la nanotechnologie. Lors d’une première réunion, programmée ce vendredi 21 avril à Rabat, Salah Eddine Mezouar et son collègue de l’Education nationale, Habib El Malki, avaient rendez-vous avec douze jeunes MRE qui se sont fait un nom dans le domaine et qui officient aux quatre coins du monde, notamment au Japon, au Canada et en France. Objectif de la réunion : sortir avec un plan d’action concret pour la mise en place d’un pôle «nanotechnologies» au Technopolis de Rabat.

Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle. Selon les estimations du MCI, le secteur des nanotechnologies représentera en 2015 un marché mondial d’environ 100 milliards d’euros (1 100 milliards de DH), sur lequel le Maroc veut dès maintenant se positionner. Il y a cependant une inconnue au tableau : où trouver en quantité suffisante la main-d’œuvre qualifiée dans ce domaine ?

Les nanotechnologies, un marché mondial de 100 milliards d’euros sur lequel le Maroc veut se positionner.