Eau et électricité : fini l’ardoise des communes !

Il était temps. Depuis peu, les communes et autres collectivités locales ont perdu leur éternelle image de mauvais payeurs vis-à-vis des régies de distribution d’eau et d’électricité et les distributeurs concessionnaires. La direction en charge des régies au ministère de l’intérieur a procédé à la signature d’une série de protocoles d’accord pour officialiser l’opération avec, à la clé, le déboursement d’une enveloppe conséquente de 1,2 milliard de DH. Selon des sources à l’intérieur, la totalité de ce montant a été débloquée et, aujourd’hui, «les communes n’ont plus d’arriérés sur leurs factures d’eau et d’électricité».
Et pour se prémunir contre le risque que cette situation ne se reproduise, le ministère de l’intérieur et celui des finances ont dû revoir les procédures administratives qui comportaient une anomalie flagrante. En effet, et c’est étonnant, jusqu’à début 2009, les dépenses d’eau et d’électricité n’étaient pas considérées par les communes comme des dépenses obligatoires, contrairement aux salaires, par exemple. Du coup, en cas d’insuffisance de budget, les ordonnateurs, notamment les présidents de communes, ne pouvaient pas utiliser la procédure exceptionnelle qui permet de décaisser d’abord en attendant un crédit additionnel ou d’utiliser d’autres lignes budgétaires inexploitées. Mais ceci n’est plus le cas et les distributeurs pourront recouvrer leur dû sans avoir à attendre le budget de l’année suivante.