Du rififi au CRT de Casablanca

Remous au sein du CRT (Conseil régional du tourisme) de Casablanca. Mardi 9 mai, l’élection du nouveau président ne s’est pas déroulée comme prévu en raison de divergences entre les professionnels du tourisme au sujet de la procédure d’élection du nouveau président.

Remous au sein du CRT (Conseil régional du tourisme) de Casablanca. Mardi 9 mai, l’élection du nouveau président ne s’est pas déroulée comme prévu en raison de divergences entre les professionnels du tourisme au sujet de la procédure d’élection du nouveau président. Alors que le wali, Mohamed Kabbaj, qui présidait la séance, annonçait une seule liste présidée par Amyn Alami (CFG), des professionnels présents se sont élevés pour s’interroger au sujet d’une deuxième liste qu’ils ont soumise au vote. Présidée par Azzedine Skali de S’Tours, la deuxième liste comprend d’autres opérateurs comme Othman Cherif Alami, d’Atlas Voyages.

Alors vote ou pas vote ? Mohamed Kabbaj, qui penche pour une liste consensuelle, a donc reporté l’élection d’une semaine, demandant à tous les participants de revenir avec une liste qui ferait l’unanimité «pour le bien du Grand Casablanca…».

En fait, selon certains opérateurs, les tractations, les malentendus et même les suspicions avaient commencé avant même le jour J. M. Alami, pressenti comme nouveau président, aurait émis le souhait de s’entourer d’une équipe restreinte pour faire avancer les 25 chantiers du PDRT de la ville. Une telle annonce a été interprétée comme une volonté d’écarter les professionnels du voyage et du tourisme des grandes décisions impliquant le devenir de la ville. Pour certains d’entre eux, et à l’examen des profils composant l’équipe de M. Alami, les grands groupes voudraient faire main basse sur les projets de la ville. Ils en appellent donc au respect des statuts du CRT, et à l’élection par scrutin de liste. «Ou alors, si consensus il doit y avoir, qu’on soit représentés dans ce bureau», résume l’un d’entre eux…
Contacté, Amyn Alami n’a pas jugé utile de donner suite à notre appel. Affaire à suivre…