Diac Equipement et Diac Leasing ne font désormais que du recouvrement

Assurément, le groupe Diac n’est pas encore sorti de la tourmente. Après les déboires du vaisseau amiral, Diac Salaf, qui ne doit son salut qu’à  un plan de redressement accepté par les actionnaires.

Assurément, le groupe Diac n’est pas encore sorti de la tourmente. Après les déboires du vaisseau amiral, Diac Salaf, qui ne doit son salut qu’à un plan de redressement accepté par les actionnaires, c’est au tour des deux autres entités du groupe de trinquer.
En effet, La Vie éco vient d’apprendre qu’aussi bien Diac Equipement, entité de crédit spécialisée dans le financement de l’électroménager et les biens d’équipement, que Diac Leasing, ont dû suspendre leur production, vraisemblablement sur instruction du ministère des Finances, pour se consacrer au recouvrement de leurs créances en souffrance qui ont atteint des niveaux élevés.
Les deux établissements se sont par conséquent retrouvés avec une insuffisance de provisionnement sur créances en souffrance, de 76,6 MDH pour Diac Equipement, et de 98,8 MDH pour Diac Leasing. Pour le premier, les derniers résultats semestriels témoignent d’une situation périlleuse et tous les soldes de gestion sont au rouge à partir de la marge d’intérêt. Quant au second, ses fonds propres sont à peine de 37,5 MDH et il enregistre un résultat net déficitaire à l’issue du premier semestre de l’année en cours.
La sanction du marché, elle, ne s’est pas fait attendre pour Diac Equipement, qui est également cotée en Bourse (de même que Diac Salaf) puisque son cours boursier a atteint en septembre dernier son plus bas niveau historique, à 25 DH. A ce niveau de capitalisation (5,1 MDH, soit à peine le quart de son capital), la société de crédit devient donc un titre hautement spéculatif. L’intrusion, depuis quelques jours, de Fininvestdans son capital, à hauteur de 23%, laisse présager d’une reprise en main par un autre actionnaire de référence et peut-être aussi un énième plan de sauvetage.