Désaccords sur l’offshoring

les avantages doivent-ils être étendus à  toutes les zones ?

L’offre offshoring du Maroc est finalisée et sera incessamment présentée. Il restera toutefois à régler un problème. Les membres du groupe de travail chargé du dossier ne se sont pas encore définitivement mis d’accord sur l’étendue des mesures incitatives. Les uns pensent que les incitations devraient profiter à tout investisseur dans le secteur de l’offshoring indépendamment de son lieu d’implantation, au moment où d’autres soutiennent que la généralisation de ces avantages videra «Casashore» et «Rabat Technopolis» de toute leur substance : ils prétendent que les mesures incitatives doivent être dédiées à des sites particuliers et même personnalisées en fonction du site.

N’ayant pas trouvé d’accord, les membres de l’équipe ont décidé de recourir à l’arbitrage du premier ministre. La réunion prévue à ce titre, mercredi 26 avril, devait également servir à dévoiler les contours de l’offre finale. Selon des sources au ministère de l’Industrie et du commerce, les avantages proposés aux investisseurs dans les activités d’offshoring, précisément ceux qui s’installeront à Casashore, seront très attractifs. Des taux d’impôts réduits de manière à ce que la pression fiscale moyenne ne dépasse pas les 20%. Le package comportera également des incitations à la formation et des avantages relatifs au «premier emploi». A cette panoplie s’ajoutent des tarifs préférentiels pour les télécoms.

La décision de l’administration devra tomber le plus vite possible car, de l’autre côté, des investisseurs attendent, et non des moindres. On trouve, parmi eux, Cap Gemini, qui a un projet de délocalisation avec, à la clé, 1000 emplois, Tata, avec un projet dans la formation, Dell, et bien d’autres. D’ailleurs, pour ne pas courir le risque de les voir partir, le gouvernement a demandé à la CDG de leur trouver des locaux en attendant que Casashore soit prête.

Les investisseurs s’impatientent, le premier ministre devra rapidement trancher.