Désaccord sur la gestion des sous du Ramed

Qui gérera le budget que l’Etat compte allouer au régime d’assistance médicale aux économiquement démunis (Ramed) ? La question divise département de la santé et Agence nationale de l’assurance maladie (Anam). Le premier propose que les fonds du Ramed qui seront alloués aux hôpitaux pour la prise en charge des démunis soient affectés en fonction du nombre de patients reçus par structure. Autrement dit, une enveloppe prédéfinie à l’avance. L’Anam, elle, ne voit pas les choses de la même manière. L’agence propose, en effet, que l’enveloppe à affecter à chaque hôpital soit liée aux soins effectivement dispensés pour chaque malade. En quelque sorte, un calcul de coût, au plus près, en lieu et place d’une enveloppe moyenne forfaitaire par patient.

A l’heure où nous mettions sous presse, les discussions étaient toujours en cours à ce sujet et il est très probable que l’arbitrage du Premier ministre soit requis. Ce dernier, décidé à faire démarrer effectivement le Ramed en 2008, n’a pris connaissance du contenu et de l’état d’avancement du projet que mercredi 14 novembre. Lors d’une rencontre qui s’est tenue à la Primature, l’équipe dirigeante de l’Agence nationale de l’assurance maladie (Anam) est venue en effet présenter le projet de couverture médicale pour les démunis ainsi que les préparatifs en cours pour le lancement. Lequel, comme l’avait annoncé le ministre des affaires économiques et générales, Nizar Baraka, devrait se faire incessamment avec une première expérience pilote dans la région du Tadla et de Beni Mellal.