Des sites Web pour l’INDH

Ne pas refaire les erreurs du passé ! Les gestionnaires de l’INDH en sont apparemment conscients. La réussite de l’initiative étant en grande partie tributaire, dans sa mise en œuvre, de l’implication des acteurs économiques et sociaux ainsi que du changement des méthodes de gouvernance de l’administration territoriale, le comité de pilotage national vient de lancer une opération de transparence totale. C’est ainsi que tout ce qui concerne de près ou de loin l’INDH, notamment les projets financés et leur état d’avancement, sera mis à la disposition du grand public via Internet. Objectif : garantir un maximum de transparence au programme.

Dans quelques semaines devrait être mis en ligne un premier site internet national dédié à l’INDH où seront disponibles toutes les informations relatives aux projets. Ce n’est pas tout.
Les provinces et préfectures ont été invitées à réfléchir sur la conception de sites régionaux dédiés aux projets qui seront lancés sur leurs territoires.
Au ministère de l’Intérieur, on explique, toutefois, que «ce n’est pas une obligation et que c’est une initiative laissée aux provinces, libres de réaliser ou non un site INDH». Indirectement, la mise en ligne des informations ou l’abstention des provinces concernées permettra de renseigner sur le degré de transparence des responsables locaux.

La ville de Fès a déjà annoncé la couleur. Son site est presque finalisé et sera mis en ligne prochainement. La ville de Sidi Kacem lui a emboîté le pas. Au ministère de l’Intérieur, on insiste sur le fait que l’on ne veut pas mettre la pression mais «on espère que les provinces adopteront cet état d’esprit». Cela dit, il faudra encore que les villes ayant opté pour la transparence mettent à jour régulièrement leurs sites. L’on sait que plusieurs ministères, même avec des moyens autrement plus conséquents que ceux d’une ville, ne se sont pas donné cette peine. Croisons les doigts.