Des rentrées pour l’Etat

C’est là  une optique financière et une vision économique nous oblige à  nous placer plutôt du côté des effets d’entraînement d’une telle décision sur les finances de l’Etat lui-même ainsi que sur l’économie et la croissance dans son ensemble.

Beaucoup pensent que les dernières augmentations des fonctionnaires sont trop lourdes pour l’Etat. C’est là une optique financière et une vision économique nous oblige à nous placer plutôt du côté des effets d’entraînement d’une telle décision sur les finances de l’Etat lui-même ainsi que sur l’économie et la croissance dans son ensemble.
En réduisant le circuit économique à son plus simple schéma, on remarquera qu’une augmentation des salaires des fonctionnaires, même par un déficit budgétaire, est susceptible d’engendrer une augmentation de la consommation dont une grande part alimentera immédiatement, grâce à la TVA, les caisses de l’Etat. L’accroissement de la consommation engendrera à son tour un accroissement de l’offre. Celle-ci provenant en partie de la production et/ou de l’importation, les recettes de l’Etat se verront augmenter des droits de douane et de l’IS et IGR.
La création d’emplois n’est pas la moindre de ces retombées positives. Car un accroissement de la production nécessite généralement un accroissement des capacités de production, principalement le capital humain. Les entreprises à court de capitaux, recourront éventuellement au marché financier ou à l’endettement bancaire. Chacun des circuits générant des profits de part et d’autre, et donc davantage de rentrées pour l’Etat. Et j’en reste là.
La vraie question qu’on doit se poser est de savoir si cet argent va être rentabilisé ou non. Sur le marché de travail, toute augmentation de salaire traduit soit la rareté de la main-d’œuvre soit l’accompagnement d’une meilleure productivité. Il revient donc à l’Etat, face à l’abondance des ressources humaines, de rentabiliser ses fonctionnaires qui sont, au demeurant, enviés par une armée de chômeurs.