Des millions de DH pour des rapports vides

Le Maroc n’en a pas encore fini avec la mode des études confiées à  des cabinets internationaux payés à  coups de millions pour nous produire des choses qu’on sait déjà .

Le Maroc n’en a pas encore fini avec la mode des études confiées à des cabinets internationaux payés à coups de millions pour nous produire des choses qu’on sait déjà. Dans votre précédent numéro, vous parlez du rapport McKinsey sur la libéralisation du transport aérien. Que peut-on lire dans les résultats de ce cabinet ? Que la RAM n’a pas suffisamment les moyens humains, matériels et financiers pour assurer toute seule toutes les destinations aussi bien à l’international qu’en interne. Les experts nous disent également que l’objectif des 10 millions de touristes passe par le développement de l’activité charter. Et, à la fin, on apprend que «la régulation aérienne marocaine pour l’accès au marché est assez libéralisée». Avait-on réellement besoin de McKinsey pour apprendre des choses que l’on connaît déjà ? Ou les pouvoirs publics
cherchent-ils simplement l’effet d’une signature internationale ?