Des élections communales à  l’odeur d’asphalte

A un mois des communales, Casablanca s’est transformée en un gigantesque chantier à  ciel ouvert. Voilà  que, par enchantement, des routes qui n’ont pas vu la couleur jaune des bulldozers depuis des lustres, ni celle de l’asphalte, se transforment en méga chantiers.

A un mois des communales, Casablanca s’est transformée en un gigantesque chantier à ciel ouvert. Voilà que, par enchantement, des routes qui n’ont pas vu la couleur jaune des bulldozers depuis des lustres, ni celle de l’asphalte, se transforment en méga chantiers. C’est le cas de la route de la Mecque à Californie qui était devenue, avec ces multiples rafistolages à la marocaine, un véritable parcours pour stock-cars. Et comme cette fois-ci, les élections communales s’annoncent plus serrées que d’habitude, les élus sortants devaient taper fort. Et c’est apparemment ce qu’ils font en s’attaquant aux grandes artères stratégiques comme le boulevard Abdelmoumen, la route d’El Jadida (prolongement de Brahim Roudani), la route de Ouled Ziane ou encore le boulevard Zerktouni. L’on se demande, tout de même, pourquoi la Communauté urbaine de Casablanca, dont le conseil a été élu en 2000, a attendu trois ans pour effectuer ces travaux alors qu’il ne lui reste qu’un mois d’exercice.
Autre question tout aussi basique : un électeur voterait-il réellement pour un conseiller pour la simple raison qu’il lui a asphalté la route qu’il emprunte tous les jours pour aller à son travail ? Il fut une époque, en effet, où réparer un simple lampadaire ou goudronner une rue pesaient lourd dans l’isoloir. Mais ce que les élus ne semblent pas avoir compris, c’est que les temps ont changé et les électeurs aussi…