Délocalisations : le Maroc inquiète la CGT

Mediha Informatique, la nouvelle filiale marocaine du groupe BNP Paribas, avec une participation de la BMCI à  hauteur de 25%, et qui opère dans la maintenance et le développement informatique, avance ses pions sur fond d’inquiétude syndicale.

Mediha Informatique, la nouvelle filiale marocaine du groupe BNP Paribas, avec une participation de la BMCI à hauteur de 25%, et qui opère dans la maintenance et le développement informatique, avance ses pions sur fond d’inquiétude syndicale. En effet, alors qu’elle va procéder à une augmentation de capital de 2 MDH à 37,3 MDH, en phase avec son projet de développement qui vise à atteindre un investissement de 100 MDH, la CGT, syndicat français, a demandé des explications à la direction du premier groupe bancaire de l’Hexagone lors d’une récente réunion à Paris.

Les délégués du syndicat ont pointé du doigt le lancement de l’activité de Mediha Informatique. Ils se sont ainsi enquis du bien-fondé des rumeurs selon lesquelles la maintenance des applications informatiques, actuellement faite en TMA (Tierce maintenance applicative), par des équipes françaises de BNP Paribas, serait délocalisée vers Casablanca. Pour calmer les esprits, la direction a affirmé que l’activité de cette nouvelle entité n’aurait aucune incidence sur l’emploi des salariés BNP Paribas. Le souci de la CGT s’inscrit dans le cadre de la montée des contestations en France des délocalisations d’emplois vers les pays émergents. Un mouvement quasi inéluctable dans certaines filières industrielles mais aussi de services malgré les tentatives de certains ténors de la politique française, tel Nicolas Sarkozy, d’instaurer un arsenal fiscal visant à dissuader les délocalisations.