Début de campagne agricole difficile

les promesses non encore concrétisées

A un mois environ du semis et du lancement des travaux de préparation du sol, l’inquiétude monte chez les agriculteurs. A l’origine de ces craintes, le retard pris dans l’application des nouvelles mesures annoncées il y a un mois déjà  par le ministre de l’agriculture, Mohand Laenser, pour la nouvelle campagne.

Ainsi, chez les fournisseurs de matériel, par exemple, on remarque les files de tracteurs vendus et non livrés aux agriculteurs, au moment o๠ces derniers en ont le plus besoin, faute d’application des mesures annoncées (subventions, primes d’investissement).

Pour les engrais, c’est pire. Leurs prix ont augmenté au lieu de baisser alors que le ministre avait signalé l’ouverture de discussions avec l’OCP afin de réduire les prix des engrais produits localement.
Concernant le financement, les agriculteurs attendaient avec impatience la mise en application des crédits à  5 et 5,5% annoncés il y a quelques jours par le patron du Crédit agricole. Mais, là  au moins, une petite consolation, puisque les nouvelles formules de crédit sont en vigueur, nous dit-on auprès de la banque, depuis le 1er octobre, même si au niveau de certaines agences quelques réglages sont encore nécessaires.

Autre source d’ennuis : les charges de gasoil. En effet, la hausse des prix à  la pompe pousse de plus en plus les agriculteurs à  réduire les opérations, surtout les labours, par rapport à  ce qu’ils avaient l’habitude de faire. Or, une mauvaise préparation du lit de semences réduit la levée, se répercute directement sur la qualité et la quantité et, en définitive, réduit d’autant les chances d’un bon rendement. Mais les exploitants devront faire avec, tant que l’Etat n’a pas décidé d’instaurer des prix dédiés au gasoil agricole.

Espérons que ces blocages ne compromettront pas le déroulement des travaux, surtout que les retards, en agriculture, sont souvent difficiles à  rattraper.