Compensation : le contrôle arrive !

Il sera confié au privé.

Le gouvernement est bien décidé à s’assurer que les montants, faramineux, qu’il alloue chaque année au soutien de certains produits (carburants, butane, sucre, farine) sont utilisés à bon escient. Certes, la Caisse de compensation dispose théoriquement d’une brigade de contrôle, mais, faute de moyens, cette brigade reste … théorique. La Cour des comptes, dans son dernier rapport, a d’ailleurs mis l’accent sur ce point (voir interview du DG de la caisse en page 28)

C’est pourquoi le ministère des affaires générales, tutelle de la caisse, a décidé de confier cette activité de contrôle à une société privée. Pour cela, le département de Nizar Baraka est en train de préparer les termes de référence en vue de lancer un appel d’offres, vers le mois de mars, au terme duquel sera retenue la société qui se chargera du contrôle.

Cette action s’inscrit dans une stratégie globale visant à optimiser les ressources de la caisse. Ainsi, un travail est en train d’être réalisé avec la Banque mondiale sur la meilleure façon de cibler les subventions. Auparavant, le ministère des affaires générales avait lancé une étude sur la structure des prix des produits subventionnés, et Nizar Baraka souhaite également le concours des minotiers auxquels il sera demandé de procéder à l’affichage des prix de la farine.

Au final, le gouvernement veut désormais savoir où va l’argent de la compensation et si le citoyen en profite pleinement. A ce propos, d’ailleurs, et de manière plus générale, le ministère des affaires générales réfléchit à une loi sur la protection du consommateur. Il était temps !