Code de la presse : moins de peines privatives

Verre à moitié vide ou à moitié plein ? La refonte totale du Code de la presse est prévue, au plus tard, d’ici l’année prochaine. La promesse, ou plutôt l’engagement, est celui de Nabil Benabdellah, ministre de la Communication.
Au programme, «un code plus ouvert, modifié en concertation avec nos partenaires professionnels et prenant en compte les recommandations des Assises nationales de la presse», explique-t-il.
Changements notables, le nombre des peines privatives de liberté sera réduit. Dans le Code de la presse actuel, 24 articles prévoient des peines privatives de liberté pour les journalistes, les changements devront donc être majeurs. Mais la disposition ne répond pas totalement aux demandes du corps journalistique qui souhaite une suppression totale de ces peines. Les attentes sont grandes, d’autant plus que M. Benabdellah est lui-même ancien journaliste et devrait être plus sensible aux requêtes de ses confrères. Ce toilettage du Code de la presse devrait aussi rapprocher la législation de la réalité de la pratique qui a gagné, ces dernières années, en professionnalisme.
La nouvelle mouture prévoit aussi la création d’un Conseil national de la presse, dont la mission sera essentiellement déontologique, visant une amélioration de la qualité des produits offerts aux lecteurs.

Nabil Benabdellah, ministre de la Communication, le promet : la refonte totale du Code de la presse aura bel et bien lieu en 2006.