Cherche preuves contre le président

Les habitants toujours dans l’expectative.

Le COS-ONE n’a finalement pas tenu son conseil d’administration qui était prévu le mardi 13 avril, les membres ayant préféré le reporter. En fait, ce conseil devait surtout statuer sur une éventuelle destitution de l’actuel président Mohamed Abderrazak, montré du doigt après le scandale financier qui a affecté le COS-ONE. Rappelons que cet organisme a vendu des logements à des particuliers et encaissé l’argent sans rembourser le CIH qui s’est retourné contre les acquéreurs (cf. La Vie éco du 2 et 9 avril). Tout cela sous la présidence de M. Abderrazak.
Les jours de ce dernier à la tête du COS sont-ils comptés? Selon des sources au sein de cet organe, «les membres du conseil préfèrent se donner plus de temps pour avoir des preuves concrètes entre les mains». Et c’est la raison pour laquelle le conseil a d’abord demandé aux commissaires aux comptes d’arrêter les chiffres de 2003.
En attendant, les pourparlers sont toujours en cours avec le CIH. A la mi-mars, le président du COS-ONE avait officiellement proposé au CIH de vendre une douzaine de propriétés appartenant à la Caisse mutuelle complémentaire et d’action sociale (CMCAS) relevant du COS, de récupérer le produit de la vente et de lever les hypothèques inscrites qui grèvent les logements vendus. Mais selon l’association des habitants victimes, «le CIH a refusé cette offre car les propriétés proposées ne valent rien sur le marché», une réponse que nous n’avons pu nous faire confirmer, ni auprès de la banque, ni auprès du COS-ONE qui affirme que les pourparlers se poursuivent toujours.
L’association des habitants a décidé de passer à la vitesse supérieure en diffusant, le 14 avril, un long communiqué où elle met l’Etat et le gouvernement devant leurs responsabilités. Qu’en pense le Premier ministre ?