Cheikh Saleh Kamel s’accroche à  Taghazout

Le président du groupe Dallah Al Baraka ne lâche pas prise. Selon des sources bien informées, même après l’éviction de la société Palais des Roses International (PRI)du plan d’aménagement de la station balnéaire de Taghazout, intervenue au début du mois de mars, il tient à être associé d’une manière ou d’une autre au projet. Cette fois-ci, il entend y aller sans son associé dans PRI, Azeddine Lakhaouaja (voir page 9).
Cheikh Saleh Kamel tourne donc le dos à son ancien associé et veut être dans la course, même sous la houlette d’un autre opérateur. La Vie éco a appris, par ailleurs, que le dossier de Taghazout est à l’étude à la CDG. Des sources au sein de la caisse précisent, notamment, que l’opération se ferait en partenariat avec des opérateurs nationaux. «La taille et l’importance du projet exigent l’association de plusieurs opérateurs. La CDG ne peut assumer seule une telle opération», explique un cadre de la CDG.
L’association d’un opérateur étranger n’est semble-t-il pas exclue. Ainsi, Dallah Al Baraka peut toujours espérer. Il reste à savoir quelle forme prendra son association à ce projet. Le groupe saoudien peut se limiter à une contribution financière dans le cadre d’un groupement, mais il reste que ce genre de partenariat n’est pas dans les habitudes de Cheikh Saleh. Là où il a investi au Maroc, notamment dans la pêche et l’agroalimentaire, le groupe est toujours majoritaire.
En attendant, auprès du ministère du Tourisme, on affirme que plusieurs options sont à l’étude et qu’aucun deadline n’a été fixé. «Notre souci est de faire vite mais surtout de faire bien», souligne Jaouad Zyat, directeur de l’aménagement et des investissements