Chasse aux intermédiaires gourmands !

Nizar baraka décidé à  les traquer

Le gouvernement vient de lancer un nouveau concept de communication, baptisé «les mardis de la Primature». Un petit déjeuner, une fois par mois, animé par un ministre en fonction des thèmes de l’heure. Pour la première de cette série, organisée mardi 18 mars, c’est Nizar Baraka, ministre des affaires économiques et générales, qui a ouvert le bal. Actualité oblige !

M. Baraka s’est exprimé sans langue de bois sur les questions concernant le pouvoir d’achat, la flambée des prix, la compensation… S’il fallait retenir des messages forts de cette matinée, il y en aurait deux. Premièrement, le gouvernement est décidé à agir de manière volontariste pour préserver le pouvoir d’achat du citoyen et entend respecter ses engagements. Secundo, il ne faut pas trop en demander : «Augmentation des salaires, baisse de l’impôt, subvention…, on ne peut pas tout demander à l’Etat et tout avoir en même temps», a rappelé M. Baraka. Et surtout, on ne pourra pas avoir tout cela tout de suite. Car dans le «nouveau pacte social» qu’a présenté Nizar Baraka, il est clairement signifié que les réformes de fond prendront du temps.

Concrètement, si baisse de l’impôt il y a, elle n’interviendra pas avant 2009, Loi de finances oblige. Idem pour la Caisse de compensation. Qu’est-ce qui restera alors ? Les mesures préventives. Le ministère des affaires générales est décidé à remettre de l’ordre dans le secteur commercial, surtout en matière de prix. «Aujourd’hui, il y a une multitude d’intermédiaires qui n’ont aucune valeur ajoutée économique, qui achètent et revendent des produits en l’état en se réservant des marges», explique M. Baraka. D’un autre côté, le contrôle des prix sera plus sévère, plus rapproché, aussi bien pour les produits subventionnés que pour ceux dont les prix sont libres.

Ces mesures peuvent donner quelques résultats mais c’est tout ce à quoi on peut s’attendre pour l’instant. A moins d’une surprise lors du prochain round du dialogue social !