Chami plaide la cause des jeunes réformateurs

Il ne fait aucun doute que Hassan Chami a bien reçu le message de son opposition.

Après les élections houleuses du mois de juin, la hache de guerre est apparemment enterrée à la CGEM. Hassan Chami, fraîchement reconduit à la présidence le 20 juin dernier, n’a pas attendu longtemps pour lancer son premier signal à la nouvelle tendance d’opposition. Cette dernière s’est manifestée par le soutien fort apporté par les 1089 voix qui s’étaient exprimées en faveur de son concurrent aux élections, Adnane Debbagh. Suite à sa réélection, Hassan Chami avait promis, en effet, de composer avec la nouvelle tendance. Et apparemment, il tient promesse. La preuve, mardi 8 juillet, il est allé à la rencontre des présidents de différentes fédérations, toutes tendances confondues, à l’occasion d’un petit-déjeuner auquel il les a conviés dans un grand palace casablancais. Etaient également présents quelques patrons de grandes entreprises de la place.
Un chef d’entreprise, qui a assisté à cette rencontre informelle, a révélé à La Vie éco que «le discours tenu par le président montre clairement qu’il a compris le message et qu’il veut rassembler plutôt que faire exploser la Confédération». Dans les rangs de la tendance réformiste qui a émergé à l’occasion des dernières élections, on se réjouit que Hassan Chami joue le jeu et qu’il appelle, en plus, «toutes les fédérations affiliées à la CGEM à faire preuve de transparence à l’occasion des prochaines élections». Car, il faut le rappeler, beaucoup d’entre elles s’apprêtent à renouveler leurs instances dans les semaines qui viennent. Et comme les nouveaux présidents se retrouvent de facto dans le bureau de la CGEM, Hassan Chami aurait exhorté les adhérents à soutenir les candidats sérieux, valables et, pourquoi pas, jeunes. Il n’y a pas de doute : le message a été reçu cinq sur cinq.