C’est Abbas El Fassi qui régalera

Salaires en retard pour l’ICPC et le Conseil de la concurrence.

Beaucoup de patience, c’est ce qu’il aura fallu au personnel de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) et du Conseil de la concurrence (CC) pour percevoir son salaire. Et si les patrons des deux organismes, respectivement Abdeslam Aboudrar et Abdelali Benamour, ont dû batailler  pour faire avancer les choses, des départs de recrues lassées d’attendre un salaire qui ne venait pas ont bel et bien été enregistrés.
Dejà à la fin de l’année 2008, le déblocage des budgets de fonctionnement (hors salaires) et d’investissement avait posé problème avant de trouver une issue grâce à un arbitrage du Premier ministre.
Pour les salaires le nœud du problème résidait dans le statut particulier de ces deux instances. Elles sont officiellement sous la tutelle du Premier ministre et n’ont pas de caractère d’établissements publics, et, du coup, ne bénéficient pas de l’autonomie financière.
En d’autres termes, leur personnel devait être payé sur le budget de la Primature. Cette dernière avait, pour sa part, demandé que ce soit le ministère des finances qui les prennent en charge, et ce dernier a, bien entendu, fait la sourde oreille. Le va-et-vient a duré plusieurs mois durant lesquels les salariés n’ont pas perçu un centime. Il faut rappeler que bien qu’elles sont anciennes, les deux instances n’ont effectivement démarré leurs activités qu’en septembre 2008 après la nomination de leurs patrons en août qui précédait. Cela faisait donc un an que leur personnel attendait d’être payé.
Et ce n’est finalement qu’à la mi-septembre qu’un arrangement a été trouvé lors d’une énième réunion à laquelle ont pris part toutes les parties. Selon des sources à l’ICPC et au Conseil de la concurrence, les salaires devront être virés dans les jours qui viennent et c’est la Primature qui régale.