Ces fameuses primes…

Dans l’article que vous avez publié dans votre précédent numéro sur les primes des fonctionnaires du ministère des Finances, l’auteur n’a pas fait preuve d’analyse objective. La caricature faisant allusion aux «brochettes sans pain» est également excessive.
En effet, l’auteur parle de «fonction publique», sans analyser réellement et concrètement la nature des travaux effectués par la plupart des cadres de ce ministère.
A travers cette analyse, il aurait pu comprendre le pourquoi des primes. D’une part, les travaux exercés sont proches de ceux effectués dans les banques, d’autre part, il est souvent question de rémunération des risques dus notamment à la gestion comptable et financière des deniers publics et au recouvrement. Les cadres de ce ministère ne passent pas leur temps à siroter leur thé ou café et ne peuvent ni s’absenter, ni être en retard. Ils doivent être ponctuellement derrière des guichets et servir promptement les citoyens.
L’auteur de l’article cité en objet semble aussi avoir totalement oublié qu’il existe des primes dans d’autres ministères, notamment le ministère de l’Intérieur. Il s’agit certes de la sécurité de l’Etat. Mais cette sécurité est aussi financière. Et ce sont les modestes cadres du ministère des Finances à qui il arrive aussi de manger du «pain nu», car souvent criblés de dettes, qui assument cette fonction qui est la sécurité financière de l’Etat. La prime dans ce ministère n’est pas simplement un héritage ancien. C’est un moyen de motivation et de rémunération du rendement et de la productivité à l’instar de nombreux établissements publics, organismes bancaires et autres, vu la nature réelle des travaux qui y sont exercés.
Aziz Messaoudi Cadre au ministère des Finances


Réponse de La Vie éco : Primo, vous estimez que l’auteur de l’article n’a pas fait preuve d’objectivité. Pourtant il n’y a nulle part trace d’un quelconque jugement porté sur l’ampleur de ces primes. Nous avons juste fait un constat que d’ailleurs vous ne remettez point en cause. Secundo, les primes existantes au sein du ministère de l’Intérieur sont les mêmes que celles servies par la majorité des autres départements. Tertio, nous n’avons jamais dit que les cadres des Finances passaient leur temps à siroter leur thé.