Centrale des risques : les soumissionnaires passent l’oral

Bank Al Maghrib (BAM) s’apprête à faire passer l’oral le 10 juillet prochain à plusieurs soumissionnaires présélectionnés pour l’appel d’offres international lancé en février 2006. Cette procédure vise à concéder à un ou plusieurs délégataires privés, à partir de septembre 2007, la gestion d’un Crédit bureau pour le compte de la Banque centrale. Inspiré des meilleures pratiques internationales, le Crédit bureau, qui permettra au Maroc de rejoindre, à ce niveau, l’Egypte et l’Afrique du Sud, est une sorte de centrale des risques dont l’objectif est de permettre aux établissements de crédit de mieux cerner les risques de contrepartie qu’ils encourent sur leurs clients débiteurs et ce grâce à un partage efficace d’informations (niveau d’endettement, défaut de paiement, etc.).

Alimentée par BAM aussi bien en informations négatives que positives, la centrale devra fournir aux utilisateurs, notamment les banques et les sociétés de crédit, des produits classiques (rapports de solvabilité en ligne et modèles spécifiques de notation) ainsi que des services à valeur ajoutée (détection de fraudes, alertes, monitoring en temps réel des trends de risque, etc.).

Avec de telles informations, les établissements de crédit pourraient adapter leurs conditions – notamment en termes de taux d’intérêt – à la situation spécifique de chaque client, détecter à temps les mauvais payeurs et les clients insolvables.

Pour décrocher cette concession, plusieurs opérateurs mondiaux sont en lice avec des partenaires marocains, voire des banques marocaines qui ont été autorisées à participer individuellement à hauteur de 5% au capital du futur délégataire. Dun & Bradstreer, Hypérion et Crif seraient, selon nos informations, en pôle position.