Bouznika perdra-t-elle sa technopole ?

Coup de théâtre : il n’y aura plus de technopole à Bouznika. C’est le premier ministre en personne qui l’a annoncé lors de la réunion de la Commission des investissements tenue lundi 31 janvier. Selon des sources proches du dossier, Driss Jettou tient à ce que Bouznika reste dédiée aux projets touristiques et de loisirs.
Cela veut aussi dire que le groupe Chaâbi et Editinfo (Groupe Masnaoui), qui voulaient réaliser respectivement une université privée destinée à accueillir 2 000 étudiants, et une école supérieure de tourisme de d’hôtellerie et qui ont demandé des terrains à cet effet, ne pourront pas les obtenir sur le site. La commission a donné ses instructions aux
départements concernés pour leur trouver des parcelles en
dehors de l’assiette foncière (117 ha) réservée initialement à la technopole.
Quant à cette dernière, la commission prévoit en guise de solution de rechange de la transférer à Salé et plus précisément sur un terrain jouxtant l’aéroport.D’ailleurs, une partie de l’assiette foncière est déjà identifiée. Il s’agit d’une parcelle de terrain d’une superficie de 27 hectares que la CDG se propose d’acquérir auprès de particuliers.Derrière cette idée, l’objectif est de faire de l’agglomération de Rabat-Salé un pôle des technologies de l’information.
Enfin, le premier ministre a également demandé au département de l’urbanisme de plancher rapidement sur un plan pour les 117 ha de Bouznika. Nonobstant la volonté de la commission et ses bonnes intentions, une question se pose : depuis le lancement du projet de la technopole de Bouznika en 2001, des fonds importants ont été dépensés ou sont actuellement engagés pour les études préliminaires techniques. Avec l’abandon du projet, ces dépenses passeront-elles par pertes et profits ?