Beaucoup de logements et peu de bureaux

Déception ! Ce fut le sentiment des opérateurs économiques de Casablanca à  l’annonce des grandes lignes du schéma directeur de la ville, dévoilées lundi 4 février.

Déception ! Ce fut le sentiment des opérateurs économiques de Casablanca à l’annonce des grandes lignes du schéma directeur de la ville, dévoilées lundi 4 février. En effet, ce dernier a fait la part belle aux zones d’immobilier résidentiel avec pas moins de 2 000 ha, quand les zones d’activité économique (ZAE) ne bénéficieront, elles, que de la moitié de cette superficie.

En fait, tout le problème réside dans l’immobilier de bureaux qui reste relativement rare et cher dans la métropole. Une étude réalisée en 2006 par le Centre régional d’investissement avait pointé les lacunes : sur les huit premiers mois de l’année considérée, le centre avait reçu des investisseurs des requêtes portant sur 1 000 ha d’immobilier de bureaux et n’avait pu en satisfaire que très peu. Certes, il existe bien un stock de 200 000 m2 de locaux inoccupés, mais il s’agit surtout de constructions inadéquates pour une activité économique ou mal équipées. En moyenne, 75% des locaux commerciaux, industriels et de services trouvent preneur chaque année et la demande a crû de 50% depuis le début de la décennie.

L’on comprend donc la frustration des opérateurs économiques qui vont jusqu’à dire que l’Agence urbaine a cédé aux pressions du puissant lobby des promoteurs immobiliers, largement tourné vers le résidentiel. Il y a sans doute de cela mais pas seulement. En effet, la rareté du foncier à Casa a conduit à une surinflation des prix au m2 qui risque de créer une crise dans le secteur. Il fallait donc ménager la chèvre et le chou…