Bataille autour des remparts d’Essaouira

Depuis décembre dernier, la petite ville paisible d’Essaouira vit au rythme d’un bras de fer inédit entre des associations de défense du patrimoine et l’Erac-Tensift.

Depuis décembre dernier, la petite ville paisible d’Essaouira vit au rythme d’un bras de fer inédit entre des associations de défense du patrimoine et l’Erac-Tensift. Tout a commencé quand ce dernier a initié deux projets immobiliers et touristiques que les associations jugent dangereux pour le patrimoine architectural de la ville, notamment les remparts. D’ailleurs, selon des sources proches du dossier, même l’Unesco a fait savoir qu’elle était préoccupée par ces projets, dont l’un, au quartier Bab Sbaâ, verrait la construction d’immeubles accolés à la façade externe des remparts.
«Essaouira a pu garder jalousement son cachet et préserver son identité et c’est ce qui lui a permis de briller et d’être également classée patrimoine universel par l’Unesco. Il ne faut pas qu’aujourd’hui on vienne mettre en péril tous ces acquis», nous explique un des signataires de la pétition adressée au gouverneur de la ville qui s’est retrouvé à faire l’arbitre. De nombreuses réunions s’en suivirent.
Au final, et comme nous l’a confirmé notre interlocuteur, le gouverneur a tenté de jouer la médiation en proposant de réduire la hauteur des constructions prévues. Mais, apparemment, les associations n’ont pas accepté la proposition et maintiennent leur position. L’un des pétitionnaires, personnalité très connue, estime «qu’il y a encore de l’espace dans la ville et qu’Essaouira a la possibilité et se doit de se développer sans mettre en péril son patrimoine . Il suffit juste de trouver les bonnes solutions».
Affaire à suivre