Bank Al Maghrib traque l’argent sale

Depuis le 1er janvier, les banques sont obligées d’appliquer des dispositions strictes concernant la surveillance des comptes de leur clientèle, notamment en ce qui concerne les opérations «à caractère inhabituel ou suspect». En effet, dans une longue circulaire de 27 articles, le gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM) interpelle les établissements financiers quant à leur devoir de vigilance. L’objectif étant de détecter toute opération suspecte pour un client donné, qu’il soit personne physique ou morale.
En effet, la circulaire 36/G/2003 du 24 décembre 2003, demande expressément aux banquiers d’«identifier leur clientèle et d’en avoir une connaissance approfondie». Pour ce faire, les banques demanderont dorénavant, au moment de l’ouverture d’un compte, tous éléments d’information nécessaires à la connaissance précise de l’identité des demandeurs, de leur activité, et du niveau de leurs revenus. Ensuite, les banquiers surveilleront tout mouvement suspect du compte et aviser les autorités de tutelle s’il y a lieu. Les spécialistes de la banque centrale donnent une définition claire de ce qu’ils entendent par «opérations inhabituelles». Il s’agit des opérations qui «ne semblent pas avoir de justification économique ou d’objet licite apparent», ou qui «se présentent dans des conditions inhabituelles de complexité» ou enfin celles qui «portent sur des montants sans commune mesure avec les opérations habituellement effectuées par le client.».