Bac : dites surdouées et non surdoués

80% de ceux qui ont plus de 18 sont de sexe féminin.

Les filles seraient-elles plus intelligentes ou plus studieuses que les garçons ? Si rien ne permet sociologiquement de se prononcer sur la question, les statistiques de la première session du Baccalauréat incitent à penser que c’est bel et bien le cas. Ainsi, 26 lauréats ont décroché une moyenne supérieure ou égale à 18/20, mais ils sont seulement 5 à être de sexe masculin avec des notes comprises entre 18,01 et 18,26. La note maximale, 18,67 a été décrochée par Houda Brarou de Rabat. Dans la tranche de ceux qui ont eu une moyenne comprise entre 17 et 18, là encore les filles sont dominantes puisque sur les 383 lauréats, ils ne sont que 122 lycéens, soit un taux de représentativité de 69% pour le sexe féminin. Bien entendu, au fur et à mesure que l’on descend dans les tranches de moyennes, l’équilibre homme/femmes se rétablit parmi les 87 605 lauréats ayant passé avec succès le cap de la première session.
A moins de tomber dans la théorie de l’inégalité de l’intelligence entre les sexes, l’explication la plus plausible est que les lycéennes travaillent davantage et plus sérieusement que les lycéens. A l’âge de 18 ans, ces derniers, plus enclins aux sorties et à faire la fête, sont moins matures que les jeunes demoiselles.
Bien entendu, tout cela ne reste que suppositions. En attendant, on retiendra que les notes les plus élevées sont décrochées par des lauréats de la série sciences expérimentales et qu’ils sont seulement 12,4% du total à avoir obtenu une note de 14/20 ou plus leur permettant de tenter leurs chances auprès des écoles supérieures privées ou publiques.