Après les tomates de Oualidia, celles de Dakhla

Normal quand on se rappelle cette époque noire où la ville s’est pratiquement transformée en cité fantôme en raison des arrêts biologiques prolongés.

Les responsables de Dakhla veulent briser la dépendance de la ville vis-à-vis du secteur des pêches. Normal quand on se rappelle cette époque noire où la ville s’est pratiquement transformée en cité fantôme en raison des arrêts biologiques prolongés. De 2001 à 2004, les repos ont totalisé pas moins de 23 mois, avec un record de 8 mois et demi atteint en 2004. Toute l’activité économique de la ville a été paralysée et la citée vidée d’une bonne partie de ses habitants.
Aujourd’hui, Dakhla ne veut plus revivre le même cauchemar. Solution : il faut développer de nouvelles activités, dont l’agriculture. La ville abrite déjà un projet pilote lancé sur le domaine royal de Tinghir pour la production maraîchère sous serre. Le succès de cette première expérience a fait des émules. Selon Bahiya Mamay, directeur du Centre régional de l’investissement, un projet d’envergure pour la production de la tomate-cerise dans la région est lancé. L’investissement – franco-marocain – est abrité par le domaine Taouardat. La production vise essentiellement le marché américain. En attendant, des essais réussis d’exportations vers l’Europe et le Canada ont déjà eu lieu.
Ces résultats probants ont amené les promoteurs du projet à demander une extension, qui leur a été accordée. Une nouvelle ferme de 160 ha devrait voir le jour. L’attrait de la ville se confirme avec l’environnement phytosanitaire dont elle bénéficie et qui lui permet de viser les marchés nord-américains, exigeants en la matière.
Autre investissement, cette fois-ci dans le transport maritime. Il concerne le lancement de la ligne maritime marchande reliant Dakhla à Las Palmas et Nouadhibou en Mauritanie. La ligne est opérationnelle depuis un peu plus d’un mois. L’essentiel de son trafic portera sur l’exportation des produits de la mer