Après le plan solaire, l’éolien

Une puissance projetée de 2 000 MW.

Le Maroc semble bien parti pour s’inscrire dans la trajectoire des énergies renouvelables. Le 2 novembre dernier, il lançait un méga projet solaire articulé autour de 5 centrales à installer en 10 ans et qui auraient une puissance 2 000 MW, soit la consommation annuelle d’une ville comme Casablanca.
Après le soleil, c’est le vent qui intéresse aujourd’hui l’Etat. Selon des sources sûres, l’Office national de l’électricité est en train de plancher sur un projet de parcs éoliens qui permettraient au Maroc, d’ici 2020, de disposer d’une puissance équivalente à celle qui serait fournie par le parc solaire. Calqué sur le modèle du plan solaire, celui de l’éolien repose sur la fourniture par l’Etat de sites aménagés qui pourraient recueillir les investissements privés. L’énergie produite serait ainsi soit injectée dans le réseau électrique national à travers la vente à l’ONE soit vendue directement aux opérateurs économiques. Une souplesse permise par le programme gouvernemental Energipro et consacrée par la loi 13-09 et qui vise à encourager la production à partir de sources d’énergies renouvelables et à libéraliser la commercialisation de l’électricité ainsi produite, à l’instar de ce que s’apprête à faire Nareva, filiale d’Ona qui s’est lancée dans un projet de trois parcs éoliens d’une capacité de 300 MW.
Il faut rappeler que jusqu’à présent, et hormis les initiatives privées, l’Etat a procédé, à travers l’ONE, à des investissements sur la base du mode BOT (built, operate, transfer) qui faisait de l’office le propriétaire d’installations données en concession. La nouvelle approche vise un désengagement de l’Etat en tant que producteur, tout en assurant aux investisseurs privés et bailleurs de fonds internationaux un environnement incitatif. La société d’investissement énergétique créée par l’Etat sera, bien entendu, de la partie.