Amr Moussa sur la sellette

Depuis plusieurs semaines, une crise couve entre Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe et plusieurs capitales arabes notamment maghrébines mécontentes de la manière dont ce dernier gère l’institution. Ces capitales reprochent à Amr Moussa de prendre langue, presque officiellement, avec leurs opposants. Il est également décrié pour sa dépendance envers l’Egypte, son pays d’origine, surtout la présidence de la république. Certains diplomates arabes au Caire qualifient Amr Moussa de ministre des Affaires étrangère égyptien bis. D’ailleurs, le poste qu’il occupe est depuis quelques années dans la ligne de mire de certains pays comme le Yémen et l’Algérie qui contestent la domination égyptienne totale sur ce poste.
Il y a quelques mois, la polémique avait enflé entre Alger et Le Caire à propos de la réforme de la Ligue arabe. L’Algérie voulant convaincre ses membres, à la faveur d’un lobbying ardu, d’accepter un changement de nationalité du secrétaire général. Dans ce sens Abdelaziz Belkhadem, ministre des Affaires étrangères algérien, a rappelé que l’Algérie défend le principe de l’alternance aux postes de responsabilité. La proposition algérienne est assimilée,au Caire, à une remise en cause d’un acquis, et donc mal reçue. Il faut rappeler enfin que la proposition algérienne remporte l’adhésion, parfois tacite, de plusieurs pays qui verraient d’un bon œil la réduction du poids de l’Egypte au sein de la Ligue arabe