Ambulanciers à  l’école

Une formation spécifique pour ambulanciers ? L’idée semble aller de soi. Pourtant, ce maillon vital de la chaîne sanitaire était le dernier pour lequel aucun diplôme n’était requis, à l’exception des agents de la Protection civile qui, eux, suivent le cursus classique. Les autres transporteurs d’urgence, dans le public ou dans le privé, se formaient essentiellement sur le tas.
Désormais, ce ne sera plus le cas. Pour être ambulancier ou plutôt «technicien ambulancier», il faudra suivre une formation pendant deux ans dans un institut public spécialisé à Casablanca, qui ouvrira ses portes au courant de février. Et la formation sera consistante car ces futurs ambulanciers auront un cursus de 2 600 heures, dont 400 de cours théoriques, 720 de travaux pratiques et un quantum de stages de 1 580 heures. Quant au contenu, ils auront droit à six grands modules dans le cadre desquels ils apprendront à gérer les situations d’urgence, à dispenser les gestes de premiers secours et l’aide médicale urgente mais aussi comment manipuler un brancard et même des notions de mécanique automobile pour l’entretien de leurs véhicules.
Malheureusement, il faudra encore attendre deux ans avant de voir circuler dans nos rues ces premiers «super-ambulanciers» qui ne seront pas nombreux puisque la première promotion, nous dit-on, ne compte en tout et pour tout que 25 élèves. Mais c’est mieux que rien. Reste la question des ambulanciers déjà sur le terrain. Un petit recyclage ? .