Alliances avec le PJD ou l’USFP ? Non merci

Le PJD et l’USFP ne sont pas des alliés prioritaires pour le Parti authenticité et modernité (PAM), mais de petites exceptions pourront être tolérées ici et là .

Le PJD et l’USFP ne sont pas des alliés prioritaires pour le Parti authenticité et modernité (PAM), mais de petites exceptions pourront être tolérées ici et là. C’est en substance le message délivré par le secrétaire général du PAM, Mohamed Cheikh Biadillah, mercredi 17 juin, à Rabat. A l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jour-là au local flambant neuf du parti, sur la route de Zaër, la direction du PAM a laissé entendre que si la formation devait intégrer des alliances en vue de participer à la gestion de certaines communes, ces dernières se feront plutôt avec le Mouvement populaire, le RNI ou l’Istiqlal. Quant au PJD, il n’a pas de place dans la stratégie d’alliance nationale du parti, tandis que des alliances ponctuelles sont envisageables avec l’USFP, mais sans plus.  Au-delà des déclarations de principe, le PAM parviendra-t-il à faire appliquer ces directives à ses élus ? Pour montrer qu’on ne plaisante pas, le parti vient d’exclure l’un de ses membres, Sidi Brahim Joumani, conseiller à Youssoufia, après que ce dernier ait décidé de son propre chef de rejoindre la coalition PJD, USFP, Istiqlal, PPS, RNI qui s’est constituée pour empêcher la reconduction de Omar Bahraoui à la tête de la mairie de Rabat. A Salé, un début d’accord qui lierait les élus locaux du PAM avec le PJD et le PPS a également été brisé.
Arrivé en tête de course au lendemain des élections communales du 12 juin dernier avec 6 015 élus, dont 14% de femmes, le PAM devrait jouer un rôle déterminant dans la formation des conseils de plusieurs grandes villes et il viserait  même la mairie de Marrakech.