Alliance inattendue entre cabinets de recrutement et sociétés d’intérim

La cacophonie continue de plus belle dans le secteur des sociétés d’intérim. Ce dernier, qui comptait déjà trois associations professionnelles, dont deux qui se sont alliées au sein de la Fédération nationale des entreprises de travail temporaire (FNETT), vient en effet de s’enrichir d’une nouvelle organisation quelque peu inattendue. Il s’agit d’une fédération qui regroupe à la fois les sociétés d’intérim et les agences de recrutement. Elle porte le nom de Fédération nationale d’intérim et de recrutement (FNAIR).

D’ores et déjà, la FNAIR a pris position par rapport aux dispositions «contentieuses» du Code du travail, une position qui reprend celle de l’UMETT (Union marocaine des entreprises de travail temporaire), comme le précise le président de la fédération, Mehdi Edari.

Cette position se résume en l’acceptation de l’article 482 du Code du travail relatif à la caution financière, mais en contrepartie de la mise en place d’un cahier des charges pour l’accès à la profession et d’une augmentation de la durée de la mission d’intérim à 18 mois renouvelables une fois.

Mais la FNAIR a pris soin de préciser que la caution financière, qui est de 50 fois la valeur globale annuelle du salaire minimum légal, ne concerne pas les agences de recrutement, puisque, au terme de l’article 477 du Code du travail, celles-ci «rapprochent les demandes et les offres d’emploi sans que l’intermédiaire soit partie dans le rapport de travail qui peut en découler».
On rappellera que la FNETT, présidée par Jamal Belahrach, a soumis, il y a quelques jours, 30 propositions pour améliorer le travail temporaire au Maroc. Ces propositions émanant d’entreprises du même secteur à travers des canaux différents font un peu désordreÂ…