«Independance day» pour la fédération des PME

La Fédération des PME-PMI a décidé de voler de ses propres ailes. Les membres du bureau, réunis le 24 juin, ont voté à l’unanimité la résolution consistant en l’externalisation de la fédération vis-à-vis de la CGEM. Ras-le-bol ? Désir de liberté ? Divergences avec les instances de la CGEM?
Rien de tout cela, selon le président de la fédération, Hammad Kessal. Pour ce dernier, la décision de s’externaliser est un aboutissement naturel de la croissance de la fédération qui vient de boucler ses dix années d’existence.
Partant, les adhérents pensent que la fédération est suffisamment mature pour pouvoir être indépendante. Bien plus que cela, l’externalisation ouvrira à la fédération de nouvelles opportunités, surtout sur le plan financier. Et pour cause, elle pourra désormais développer des services payants et, de manière générale, des activités génératrices de revenus, ce qui n’était pas possible auparavant. Mais il n’y a pas que l’argent qui compte.
En s’externalisant, la fédération pense pouvoir élargir sa base. M. Kessal explique, en effet, que tant qu’elles étaient affiliées à la CGEM, les petites entreprises n’avaient aucune chance d’y adhérer pour la simple raison que les textes de la confédération leur imposaient de payer une cotisation minimale de 2 000 DH. Le président annonce dès lors la bonne nouvelle : «Dès que nous serons autonomes nous ramènerons le seuil minimal de cotisation à 500 DH pour pouvoir toucher les petites entreprises».
Les dirigeants de la CGEM, quant à eux, ne voient, selon M. Kessal, aucune objection à cette indépendance. La décision devra toutefois être validée par le conseil d’administration de la CGEM

Hammad Kessal, président de la Fédération des PME-PMI.