«Emergence» pour le commerce intérieur

ernst & young remet une première copie

Salah Eddine Mezouar entend finaliser l’étude pour décembre prochain.
Au mois de décembre prochain, le programme «Emergence» aura un frère jumeau, qui sera, lui, dédié au commerce intérieur. C’est ce que promet le ministre de l’industrie et du commerce, Salah Eddine Mezouar. Le process n’en est encore qu’à  sa phase préliminaire. Le cabinet qui s’est vu confier la mission de concevoir le programme, en l’occurrence Ernst & Young, a remis le 13 septembre un premier draft aux responsables du ministère pour expliquer la démarche qu’il compte adopter. Mais la première copie n’a apparemment pas beaucoup séduit et les consultants ont été invités à  la revoir. Au ministère de l’industrie et du commerce, on parle plutôt de «recadrage de la démarche», de manière à  produire un document qui soit «de la même facture que le plan Emergence». Ainsi, pour les sondages sur le terrain, par exemple, le ministère a demandé au cabinet Ernst & Young d’élargir la palette des régions pilotes, sachant qu’il ne proposait que deux villes, dont Agadir. Tandis qu’au ministère on pense que «la dimension régionale est déterminante car le commerce à  Agadir n’est pas le même que celui d’Oujda ou de Tanger».

Autre exigence : le futur programme pour le commerce intérieur doit, à  l’instar d’Emergence, explorer des pistes nouvelles, apporter des solutions concrètes avec, surtout, une garantie de résultats dans l’immédiat.

Quant aux pistes, Salah Eddine Mezouar semble avoir quelques idées. Pour les épiceries, par exemple, l’une d’elles serait de les pousser à  se regrouper dans le cadre de réseaux arborant un même label et donc, au passage, à  se moderniser. Pourquoi pas ? Côté conception et même pilotage, le ministre pense déjà , là  aussi, à  faire d’une pierre deux coups en associant les Chambres de commerce au projet. Des idées que les consultants d’Ernst & Young devront intégrer dans leur proposition revue.