Administrateurs : bel et bien victimes

Pour répondre au courrier de M. Aârab, paru dans La Vie éco du 30/01/04, nous (les administrateurs)ne sommes pas des hypocrites ! Nous sommes victimes de promesses non tenues et d’une gestion des ressources humaines aussi brouillonne qu’archaïque.
Administrateur au sein d’un ministère et titulaire d’un doctorat, je me sens insulté par cette lettre «Administrateurs hypocrites». Je crois donc utile d’apporter quelques éclaircissements aux lecteurs.
Après plus de deux ans de tractations entre syndicats et gouvernement et à l’issue du dialogue social du 30 avril 2003, nous sommes enfin parvenus à un accord : les salaires des administrateurs allaient être alignés sur ceux des ingénieurs. Coup de théâtre il y a quatre mois, le gouvernement se rétracte : les administrateurs allaient une fois de plus être sacrifiés sur l’autel des restrictions budgétaires. Ils se voient alors proposer l’alignement de leurs salaires sur ceux des enseignants du secondaire, soit une baisse de 50 à 60% par rapport aux indemnités prévues dans l’accord.
L’auteur de ce courrier s’est également évertué à tromper le lectorat de La Vie éco, affirmant que les docteurs réclament l’alignement de leurs salaires sur ceux du secteur privé. C’est totalement faux ! En revanche, l’ANDAP, Association nationale des docteurs des administrations publiques, a proposé un projet de statut spécifique dans lequel elle suggère l’alignement de nos salaires sur ceux de l’enseignement supérieur qui, à diplôme égal, font plus du double du salaire d’un administrateur-docteur !