Action Cosumar ? Non merci

Les quatre sucreries (Surac, Sunabel, Sucrafor et Suta) rachetées par la Cosumar dans le cadre de la privatisation sont boudées par leurs propres salariés. L’Etat, qui détient encore 5% dans le capital de chacune de ces quatre usines, devait en principe céder ces parts au profit des salariés conformément aux dispositions légales qui ont régi leur privatisation. Il y a quelques semaines, les employés des quatre sucreries ont en effet reçu une note interne les appelant à souscrire, au plus tard le 28 février, pour l’achat des actions représentant les 5% de l’Etat pour des prix oscillant entre 185 et 193 DH l’action, selon les cas avec une décote de 15%.

A la surprise générale, l’opération a été boudée par les employés. A la veille de l’expiration de ce délai, soit le mardi 27 février, aucun salarié n’avait souscrit à l’opération. Le jour même de l’expiration du délai, la direction générale de Cosumar devait envoyer une correspondance au ministère des finances et à la Primature pour demander une prorogation du délai d’une semaine. Contacté par La Vie éco, un membre de la direction reconnaît n’avoir aucun élément d’explication à cette désaffection si ce n’est, peut-être, un petit détail : l’offre faite aux salariés n’a pas spécifié le délai au bout duquel ils pourraient revendre leurs actions. Les salariés ne voulaient pas courir le risque de se retrouver avec une épargne immobilisée.