Abdellah Kadiri sans parti ?

Son retrait du pam pourrait lui être fatal.

Cocasse, la situation dans laquelle risque de se retrouver Abdellah Kadiri, secrétaire général du Parti national démocrate (PND). Après avoir perdu ses militants, le patron du PND risque finalement de se retrouver sans parti. De fait, la volte-face opérée, il y a quelques jours, par le bureau politique du PND qui a décidé de se retirer du projet de fusion dans le Parti authenticité et modernité (PAM) de Ali El Himma, pourrait être fatale à la formation démocrate vieille de 27 ans, menacée d’extinction légale pure et simple.

C’est la thèse que défendent aujourd’hui les hautes instances du PAM. Pour ce dernier, le fait que le ministère de l’intérieur lui ait délivré un récépissé d’existence est en soi l’acte de décès du PND comme celui des quatre autres partis associés à cette fusion. Une thèse à laquelle se sont également ralliés des députés « unionistes » du PND, menés par l’ancien numéro deux du parti, Milouda Hazeb.

Si c’est effectivement le cas, Abdellah Kadiri se retrouve tout simplement sans parti à la veille des élections communales de 2009. Va-t-il en créer un nouveau ? Et s’il le fait, avec quels militants et quels députés puisque aucun de ses députés actuels ne veut le suivre.

Reviendra-t-il sur ses propos et renouera-t-il avec le PAM au sein duquel on lui avait proposé un poste de vice-secrétaire général ? Cela semble improbable, le point de non-retour ayant été franchi. Au lendemain de sa décision de se retirer, Abdellah Kadiri, par presse interposée, n’avait pas mâché ses mots à l’égard du parti de Ali El Himma.

Contacté par La Vie éco, M. Kadiri n’y va pas de main morte : «Nous n’avons aucun avenir dans le Parti authenticité et modernité. Nous voulions savoir quelle était la position de notre parti dans cette nouvelle formation, quels rôles nous allions jouer. Toutes les questions que nous leur avons posées sont restées sans réponse».