A. Saaidi : «La libéralisation est irréversible»

Le conseil d’administration de la Samir, présidé par M. Mohammed El Amoudi, est résolu à  investir dans la mise à  niveau de la raffinerie. Le Maroc s’est engagé au respect des normes environnementales en vigueur en matière énergétique, et la Samir, en tant que raffineur national, compte l’accompagner sur toute la ligne.

Suite à notre article intitulé «La Samir fait du lobbying» publié dans La Vie éco du 30 janvier, nous avons reçu de l’entreprise concernée la mise au point suivante :
1/ Le conseil d’administration de la Samir, présidé par M. Mohammed El Amoudi, est résolu à investir dans la mise à niveau de la raffinerie. Le Maroc s’est engagé au respect des normes environnementales en vigueur en matière énergétique, et la Samir, en tant que raffineur national, compte l’accompagner sur toute la ligne. Vous comprendrez que cet investissement de plus de 500 millions d’euros nécessite des études et un environnement favorable pour qu’un tel projet soit «bancable».
2/ Votre article fait une allusion non fondée et diffamatoire au volet de la sécurité. Si la Samir organise aujourd’hui des visites du site, c’est bien pour permettre aux intéressés de constater la réalité de visu, et sensibiliser plusieurs groupes de décideurs sur le bon fonctionnement de ses installations et sur tous les efforts entrepris pour en garantir la sécurité.
3/ Votre article avance que la Samir souhaite reporter la libéralisation des hydrocarbures. Sachez que le processus de libéralisation a été enclenché en juillet 2002 et enregistré auprès des instances internationales. Cette évolution étant irréversible, c’est donc là un faux débat.
Permettez-moi enfin de vous rappeler que j’ai toujours manifesté mon entière disposition à répondre aux questions de vos journalistes»
Abderrahman SAAiDI
Administrateur
Directeur Général
Réponse de la rédaction:
Dans le document distribué par la SAMIR aux Parlementaires, on peut lire :
«… les facteurs de succès de ce plan (ndlr : modernisation de la raffinerie) impliquent l’entrée en vigueur d’un cadre réglementaire moins défavorable…»
«Le groupe Corral a la ferme intention de réaliser un investissement supplémentaire, mais pour que ce projet soit économiquement viable, il serait nécessaire…de corriger les marges sur les produits pétroliers» (NDLR : baisse de la marge de raffinage accompagnant la libéralisation intervenue en juillet 2002 )