à‡a chauffe entre Lydec et les élus

le contrat sera-t-il résilié ?

Les négociations en cours depuis un an et demi entre la Lydec et les élus de Casablanca prennent une tournure inquiétante. Les discussions qui devaient à l’origine porter sur la revue du contrat de gestion déléguée se sont enlisées dans un imbroglio juridique. Le ministère de l’intérieur, à travers la direction des régies et des services concédés, autorité de tutelle, a profité de la revue du contrat pour introduire une réforme dans le mode de régulation des concessions. Pour cela, le ministère s’est fait assister par un cabinet de consultants belge, Macro Consulting. Lequel cabinet, comme l’explique une source au sein du Conseil de la ville, «a proposé un modèle de régulation qui s’inspire de ce qui se fait dans d’autres pays».

La démarche du ministère semble poser problème à deux niveaux. D’abord au niveau de la forme, dans la mesure où la revue d’un contrat spécifique est une chose et la mise en place d’un système de régulation appliqué à l’échelle nationale en est une autre. Ensuite, sur le fond, le mode de régulation proposé par les consultants, selon un spécialiste de la question, risque de ne pas être adapté au cas marocain. Toute la question tourne autour de la rentabilité avec pour point nodal l’exigence de l’administration que le concessionnaire entreprenne des investissements lourds tout en maintenant les tarifs réglementés. Jointe au téléphone par La Vie éco, la direction générale de Lydec a refusé de s’exprimer sur la question, estimant que «la revue du contrat suit son cours normal». Mais selon un membre du Conseil de la ville, «la Lydec accuse des retards sur son programme d’investissement et devra forcément y remédier». Quant au maire, Mohamed Sajid, il est resté injoignable. S’achemine-t-on vers la résiliation du contrat ?