600 «chameaux du désert» pour les FAR

Après la frégate multi-mission acquise au prix de 470 millions d’euros en marge de la visite du président français Nicolas Sarkozy en 2007 et les 24 avions de chasse américains F16, dont le coût est estimé à  2 milliards de dollars, l’armée marocaine planche sur son équipement terrestre.

Après la frégate multi-mission acquise au prix de 470 millions d’euros en marge de la visite du président français Nicolas Sarkozy en 2007 et les 24 avions de chasse américains F16, dont le coût est estimé à 2 milliards de dollars, l’armée marocaine planche sur son équipement terrestre. Cette fois-ci ce sont pas moins de 600 «chameaux du désert» qui ont été commandés à la société française Acmat pour une enveloppe totale de plus de 250 MDH.

Le «chameau» en question, qui est au fait un véhicule tout-terrain assez sophistiqué appelé aussi, dans le jargon militaire, véhicule de liaison de reconnaissance et d’appui (VLRA), est le produit phare de la société Acmat, filiale de Renault Trucks, installée à Saint Nazaire (France).

Il est surtout connu pour transporter les présidents français lors des revues militaires. Capable d’embarquer 5 hommes et plusieurs centaines de litres d’eau avec une autonomie de 1 600 km, ce véhicule présente l’avantage de se décliner en plusieurs dizaines de modèles allant de l’ambulance au poste de commandement bourré d’électronique.

Fait à relever : grâce à ce contrat marocain et à d’autres commandes émanant de pays sahéliens tels le Soudan, le Tchad et le Niger, Acmat envisage désormais l’avenir avec sérénité après avoir été dans le rouge pendant plusieurs années avant son retour à l’équilibre en 2006.