5 milliards de cigarettes fumées en 1967

En 1964, un remède a été apporté au problème du mildiou par l’utilisation d’un hybride de première génération.
Ainsi, la production est remontée à 1 800 tonnes en 1964 et à 2 000 tonnes en 1965.

En1967, on a fumé au Maroc plus de cinq milliards de cigarettes représentant une valeur de près de 230 MDH. Ces chiffres montrent bien l’importance énorme d’une société comme la Régie des tabacs qui garantit à l’Etat une source de revenus constante.

On sait que la concession de la Société internationale de régie co-intéressée des tabacs au Maroc a pris fin au 31 décembre de l’année dernière et que l’appellation de la nouvelle société est simplement «Régie des tabacs». Nommé par décret royal, M. Terrab préside aux destinées de cet important organisme qui emploie près de 2 000 personnes.

La culture du tabac à fumer devait se développer d’abord dans les régions de plaine (Gharb) puis se déplacer vers les régions montagneuses (Ouezzane, Meknès…) où le tabac s’est avéré de meilleure qualité. La variété cultivée jusqu’en 1963 était le «burley», choisi en raison de sa facilité de séchage. Jusqu’en 1956, la culture s’est faite surtout sous forme d’exploitation industrielle (10 ha en moyenne), mais, depuis, le mode de culture est devenu familial (0,5 ha).

Les résultats de cette politique tabacole ont été satisfaisants dans l’ensemble jusqu’en 1963, date à laquelle la culture a été ravagée en grande partie par le mildiou du tabac.

En 1964, un remède a été apporté à ce danger par l’utilisation d’un hybride de première génération obtenu par croisement. Ainsi, la production est remontée à 1800 tonnes en 1964 et à 2000 tonnes en 1965 .