3000 fonctionnaires sans attache !

Le ministère de l’Agriculture ne sait que faire d’une population de 3 000 ingénieurs, cadres, techniciens et agents travaillant dans les 122 centres de travaux (CT), en raison d’une querelle d’attributions qui l’oppose au secrétariat d’Etat chargé du Développement rural.

Le ministère de l’Agriculture ne sait que faire d’une population de 3 000 ingénieurs, cadres, techniciens et agents travaillant dans les 122 centres de travaux (CT), en raison d’une querelle d’attributions qui l’oppose au secrétariat d’Etat chargé du Développement rural. Le différend a surgi récemment à l’occasion de la réflexion sur la réforme des structures du ministère de l’Agriculture. Ce dernier envisageait en effet d’intégrer les CT, considérés jusqu’alors comme des établissements publics autonomes, dans la fonction publique. Mais apparemment, l’idée n’enchante guère le secrétariat d’Etat qui propose de doter les centres d’un nouveau statut et de les maintenir autonomes par rapport au ministère.

En attendant que la querelle prenne fin, les employés des 122 centres continuent de travailler dans une situation des plus floues. Sur le plan administratif, les CT sont autonomes financièrement et assujettis au contrôle a priori du ministère des Finances. Leur personnel n’est pas considéré comme relevant de la fonction publique, puisqu’il n’a pas de numéro de SOM, mais sa gestion relève directement et uniquement du ministère de l’agriculture. Sur le terrain, la situation est encore plus compliquée. Les CT travaillent tantôt pour les directions provinciales de l’agriculture (DPA), tantôt pour les ORMVA (Office régional de la mise en valeur agricole), tantôt pour la direction de la Recherche et développement à Rabat (DRD) et plus récemment pour le compte du secrétariat d’Etat chargé du Développement rural. A tel point qu’on ne sait plus de qui relèvent ces 3 000 salariés en définitive ?