2009, un déficit moins lourd que prévu…

Les recettes sont en baisse mais les dépenses également.

Malgré la baisse des recettes fiscales de 9% et des recettes globales de 7%, le gouvernement peut espérer boucler 2009 sur un déficit budgétaire inférieur aux prévisions. Déjà, au mois d’octobre, la prévision établie au début de l’année à – 2,9% a été révisée à – 2,7%. Ce recul du niveau du déficit s’explique par un seul facteur : les économies sur dépenses. C’est du moins ce que laissent voir les indicateurs des finances publiques disponibles à fin novembre 2009. C’est déjà vrai pour la compensation où les réalisations pour l’ensemble de l’année 2009 sont inférieures de quelque 13 milliards de DH par rapport à l’enveloppe réservée à ce chapitre (voir article en page 22). C’est également vrai pour les dépenses de matériel et autres dépenses diverses, en baisse de 15% par rapport à leur niveau de novembre 2008. C’est le cas aussi pour les intérêts de la dette (- 7%) et, surtout, cela pourrait très probablement concerner les dépenses de personnel. Ce serait alors la première fois que les réalisations des dépenses de salaires seront inférieures aux crédits ouverts.
S’agissant des dépenses d’investissement, la non-réalisation de la totalité de l’enveloppe prévue ne serait pas quelque chose de nouveau, cela est très courant. Sur les 45,2 milliards de DH prévus dans la Loi de finances au titre des dépenses d’investissement du Budget général de l’Etat, 35,1 milliards de DH ont été réalisés à fin novembre (77,6%). Bien sûr, le mois de décembre, parce que le dernier pour la clôture de l’exercice, est souvent un mois où tous les retards accumulés sont liquidés, ce qui peut générer un rythme de dépenses plus élevé. Malgré tout, il se peut bien que l’on finisse l’année aux alentours de 2% de déficit.