14 700 médecins et 5 400 pharmaciens

L’efficacité du système de santé au Maroc restera décidément un problème complexe. Quand on voit les files d’attente s’allonger devant les hôpitaux et qu’on se penche sur les chiffres du secteur, il y a de quoi se poser des questions. Les derniers indicateurs dévoilés par le ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah, lors de la discussion du Budget 2005, en témoignent. Ainsi, selon lui, il y a au Maroc (chiffres à fin 2003) une véritable armada censée veiller sur la santé du citoyen : 14 700 médecins (public et privé), 5 700 cabinets médicaux, 5 453 pharmacies, 2 085 cabinets dentaires, 318 laboratoires d’analyses et 248 cliniques privées auxquelles il faut ajouter, pour le système public, 2 458 centres de santé, 127 hôpitaux et 4 CHU. A cette armée de professionnels, il faut également ajouter le personnel paramédical ou auxiliaire, notamment les infirmiers qui sont 26 300 environ.
La question qui se pose est de savoir pourquoi, malgré tous ces moyens, du moins humains, le Maroc n’arrive toujours pas à se doter d’un système de santé à la hauteur. Certes, les moyens matériels sont aussi importants et c’est la raison pour laquelle le ministère de la Santé a réussi, pour 2005, à décrocher une rallonge budgétaire conséquente : 800 millions de DH de plus. Mais les moyens, à eux seuls, ne suffisent pas. Encore faut-il qu’ils soient répartis de manière équitable. Dans certaines régions du Maroc, il faut parcourir des centaines de kilomètres pour trouver un cardiologue, un dermatologue ou autres spécialistes. Autant ne pas tomber malade loin de Casa et Rabat .