«La mégère du bureau me mène la vie dure !»

Je ne comprends vraiment pas cette collègue. A chaque fois que j’interviens en réunion, elle trouve toujours le moyen pour me contredire ! La tension est montée d’un cran la semaine dernière quand elle a osé remettre en question mes compétences sur un sujet qu’elle ne maîtrise pas ! Tout le monde la laisse faire. De mon côté, je ne veux plus tolérer ce type de comportement.

Que me conseillez-vous ?

S’il y a bien une chose qui ne change pas, ce sont ces «iznogood» du bureau qui continuent d’exister et à qui on passe tout ou presque. Comme si une fatalité s’abattait sur tout un département, et que tous les collaborateurs devaient subir sans rien dire les agissements pourtant inacceptables d’une seule personne! Une seule personne qui peut in fine avoir un impact redoutable non seulement sur l’ambiance de travail mais aussi ( et c’est logique) pour la performance collective.

De nombreuses études l’ont démontré : avoir un environnement de travail sain basé sur la confiance et le respect est le meilleur booster de résultats.Dans le cas contraire, nous perdons notre temps à commenter ou à éviter les agissements de cette personne qui, à force, finit vraiment par croire qu’elle n’a aucune raison de changer mais que c’est aux autres de s’adapter à son caractère… inapproprié. Pire, ce trait de caractère est même revendiqué par certains comme une affirmation de leadership !

Le travail en équipe commence avec le respect

Manager une équipe ne revient pas seulement à faire des réunions, envoyer des emails et déléguer des tâches! Manager une équipe, c’est aussi, et surtout, faire en sorte de garantir un bon environnement de travail et de rectifier le tir en cas de comportement inadéquat. Aussi, votre manager doit impérativement intervenir de la manière la plus transparente et directe possible. Ce type de personne (à forte tendance manipulatoire) ne comprend pas les sous-entendus “délicats”, sous-entendus qui n’ont d’ailleurs pas lieu d’être pour une personne qui, elle, ne s’embarasse pas d’autant de délicatesses pour dire ce qu’elle pense, et même quand on ne lui demande rien. Peut-être aurez-vous la mauvaise surprise de découvrir que votre manager est lui aussi dans une “résilience de médiocrité”, et qu’il n’ose pas ou plus gérer cette personne. Dans ce cas, dites-lui que vous n’êtes pas prêt à accepter cette situation.

Donc vous avez non seulement un rôle mais aussi une responsabilité à jouer !

Expliquez à cette personne que vous refusez son comportement et attendez d’elle respect et mesure. Soyez ferme sans agressivité (vous n’allez pas lui ressembler, n’est ce pas?), mais reprenez-la à chaque fois qu’elle retombera dans son mode de communication, en coupant court à l’échange et en lui répondant: «Tu es de nouveau en colère, cette conversation est importante pour ce dossier. Aussi, on en reparle quand tu seras calmée».
D’un autre côté, l’agressivité et la colère sont souvent des symptômes de manque de confiance en soi (eh oui, c’est paradoxal mais souvent vrai), aussi, faites en sorte de lui démontrer qu’elle peut vous faire confiance et qu’elle n’a pas besoin d’agir de la sorte pour se faire respecter par vous, bien au contraire.
C’est en agissant de la sorte que vous affirmerez votre volonté de baser vos relations sur un registre plus professionnel
Et qui sait ?
Peut-être aideriez-vous cette personne à découvrir les bienfaits d’une communication sereine et respectueuse ?