Vite et mieux

Top départ pour le gouvernement Akhannouch. Nommés le jeudi 7 octobre par SM Mohammed VI, les ministres étaient déjà en mode passation de pouvoirs le lendemain matin.

Puis, dans l’après-midi du jour même, ils assistaient au discours royal d’ouverture de la nouvelle législature. 24 heures plus tard, les deux Chambres du Parlement étaient structurées en désignant notamment leurs présidents et étaient fin prêtes pour recevoir le Chef du gouvernement pour la présentation de son programme.

Une fois la déclaration faite devant les parlementaires, il n’en fallut pas plus de 48 heures pour dérouler les discussions et les réponses pour que s’ensuive la séance de vote, mercredi 13 octobre dans la soirée. Le gouvernement est enfin officiellement et solennellement investi et peut donc se mettre au travail. Un véritable marathon donc mené au pas de charge mais qui n’aura duré finalement que 34 jours depuis la nomination officielle du nouveau Chef du gouvernement, par le Souverain, le 10 septembre. La performance mérite d’être relevée tant elle contraste avec ce qui a été observé dans de précédentes expériences.

Elle est surtout décryptée comme étant annonciatrice de l’amorce d’un changement, celui-là même voulu par les citoyens tel qu’ils l’ont exprimé clairement le 8 septembre. Le Chef du gouvernement l’a d’ailleurs, et à plusieurs reprises, rappelé cette semaine lors de ses séances d’échange avec les parlementaires. Un changement que la nouvelle équipe va s’efforcer désormais de traduire dans les faits, par ses gestes et ses actions. Le programme gouvernemental en a été la première expression.

La loi suprême du pays, la Constitution, stipule explicitement dans son article 88 que le gouvernement doit soumettre aux deux Chambres du Parlement un programme comprenant les grandes lignes de ce qu’il envisage de réaliser lors de son mandat. Le document présenté lundi dernier aux élus lors de la séance conjointe était manifestement bien plus qu’une suite de grandes lignes. Il contenait des actions et des mesures précises avec des objectifs chiffrés et pas seulement des déclarations d’intentions.

En plus de rassurer encore plus les citoyens quant à la prise en considération de leur volonté exprimée, une telle démarche donne également de l’assurance et de la visibilité à l’ensemble de la communauté, à commencer par les opérateurs économiques et, enfin, facilitera de facto l’évaluation rationnelle et objective, puisque chiffrée, de la performance future du gouvernement