Messages majestueux

Edito

Activités officielles, discours à la Nation, décisions de haute importance… Le Roi Mohammed VI donne un ton majestueux à cette rentrée politique. Un ton riche en orientations clairvoyantes.

La cérémonie solennelle d’ouverture par Sa Majesté de la session d’automne du Parlement est porteuse d’un message d’une forte symbolique: le Maroc a définitivement laissé derrière lui les affres de la pandémie et ses restrictions contraignantes. La pandémie n’est plus valable comme prétexte pour masquer un quelconque laisser-aller… Aujourd’hui, il est question de relancer la machine tout en gérant les séquelles et en faisant face aux nouveaux défis qui s’imposent. Le Roi Mohammed VI a pris le soin de signifier aux Marocains qu’il est soucieux de leurs préoccupations. Son discours devant les élus a d’abord traité de la problématique pénurie d’eau et de la sécheresse qui vient rendre encore plus complexe une conjoncture des plus défavorables. Il a livré dans ce sens une feuille de route à suivre par les gouvernants, les exhortant à faire preuve de responsabilité et de transparence envers les citoyens.
La thématique de l’investissement a eu également la part belle dans le discours royal. Dans ce domaine, le Souverain a même procédé, quelques jours plus tard, à la nomination du premier directeur général du Fonds Mohammed VI pour l’investissement à l’issue d’un Conseil des ministres. C’est une suite logique, sachant que l’activation de ce véhicule (annoncé en 2020) constitue une pièce-maîtresse du puzzle qui recompose l’offre Maroc en matière d’investissement.
Mais surtout, c’est un signal fort pour signifier que les orientations royales, données devant les élus de la Nation, ne doivent pas rester lettre morte. Et là, il faut reconnaître que le gouvernement comme le Parlement ont saisi le message, voire ont anticipé la mise en œuvre de cette stratégie visant à propulser le Royaume dans une nouvelle ère des investissements productifs.
D’ailleurs, quelques heures avant la tenue du Conseil des ministres, ayant entériné la nomination de Mohamed Benchaâboun, les députés ont adopté la loi-cadre formant Charte d’investissement, une législation attendue depuis au moins une décennie et qui avait été validée lors du Conseil des ministres du 13 juillet. Cela a été rendu possible grâce au travail réfléchi de l’Exécutif qui a préparé le texte et mobilisé habilement sa majorité parlementaire pour optimiser son parcours dans les méandres (parfois marécageuses) du circuit législatif.
Toutes ces séquences ayant ponctué cette rentrée politique sont la démonstration que les institutions du Royaume sont toutes sur la même longueur d’onde. Qu’elles restent et resteront unies et mobilisées derrière un Souverain visionnaire, un Chef d’Etat et un commandeur protégeant ses sujets de toute velléité de dérive politicienne ou idéologique. Un socle sur lequel repose et reposera toujours notre Royaume…