Merci 2020 !

L’année 2021 est à nos portes. L’édition de «La Vie éco» que vous lisez, non pas sur le support papier traditionnel mais sur votre smartphone, votre tablette ou votre écran d’ordinateur, résume à elle seule l’ampleur de la transformation que vient de connaître le monde avec une mutation profonde comme en a connu l’humanité à des moments cruciaux de l’Histoire.

Il est évident que plus rien ne sera comme avant la Covid-19 dans tous les domaines de la vie humaine.
Les campagnes de vaccinations sont en train de démarrer aux quatre coins de la planète et pour le Maroc l’opération est imminente. Dans quelques mois, la pandémie Covid19 fera naturellement partie des grands événements de l’histoire avec ses séquelles, certes, mais aussi ses enseignements.
Chaque pays a vécu la pandémie à sa manière et chaque pays a dû y faire face en ne comptant le plus souvent que sur ses propres moyens, ne serait-ce qu’à cause de la fermeture inévitable des frontières à l’échelle mondiale.
C’est là déjà un premier enseignement à retenir, à savoir que le Maroc, aussi ouvert et aussi connecté à l’économie mondiale puisse-t-il être, ne devrait jamais perdre de vue qu’en période de survie, il doit être en mesure de s’auto-suffire et de répondre à ses besoins en s’appuyant exclusivement sur ses possibilités, ses acteurs, ses opérateurs et personne d’autre. Comme pour n’importe quel autre dispositif de crise, le modèle d’autarcie doit pouvoir être déclenché et opérationnel à tout moment.
L’autre enseignement de la pandémie a été de découvrir que malgré toute la sophistication et le caractère avancé qu’une économie et qu’un pays peut afficher, la résilience n’est pas seulement une question de moyens matériels, techniques ou même financiers. Ils sont nécessaires certes mais loin d’être suffisants.
En mode crise ou survie, le paramètre le plus déterminant est surtout l’élément humain qui agit directement sur les capacités collectives à faire face à l’adversité. Car, in fine, c’est grâce à la cohésion, à la mobilisation générale, à l’esprit d’entraîde, à cette combativité collective de toutes les composantes de la nation que des solutions souvent novatrices et des réponses ont pu être apportées face à une montagne de problèmes.
Pendant la pandémie, enfin, il s’est réalisé au Maroc et dans tous les domaines des actions qu’on disait nécessaires, qu’on savait possibles, certes, mais qu’on retardait soit pour des raisons d’agenda, soit simplement pour ne pas sortir de la zone de confort.
En réalité, bien que pandémique, l’année qui s’achève a été pour le Maroc un vaccin en grandeur nature qui produira des anticorps bénéfiques les années à venir.
Merci 2020 et bonne année 2021 !