Le modèle fonctionne…

Les élections qui viennent de se dérouler au Maroc, et au-delà  des lectures que les uns et les autres peuvent faire des résultats, marquent incontestablement un tournant dans l’histoire contemporaine de notre pays.

Pas seulement dans le sens où elles ont été, et de loin, des élections dignes de ce qui se fait dans les grandes démocraties. Cela, on le savait déjà et on l’a vu clairement lors des élections législatives de 2011. Le scrutin du 4 septembre 2015 est un tournant car il pose la première pierre de ce que va être le pays dans les années à venir, en l’occurrence un pays bâti réellement sur la démocratie locale et l’implication du citoyen dans la gestion des communes et des régions. Ce qu’il faut relever à ce niveau aussi, c’est cette volonté confirmée du Maroc de rompre avec la politique des slogans. Le Souverain, depuis le premier jour, avait montré la voie en faisant véritablement ce qu’il disait et en mettant à exécution les projets et chantiers annoncés. Délai d’apprentissage oblige, aujourd’hui la classe politique semble elle aussi rompre progressivement avec la démagogie et la gestion par les promesses et les discours creux. Pour avoir entendu les politiques disserter pendant des années sur la régionalisation sans résultats, on aurait pu penser que la régionalisation était encore un de ces dossiers qui pouvait s’éterniser. Mais c’est sans compter sur la détermination du Souverain et aussi la réceptivité de cette nouvelle classe politique. Aujourd’hui, les régions existent bel et bien. Dans quelques jours, le Marocain lambda va vivre sa région dans les faits et dans son quotidien.

L’Etat marocain fait ce qu’il dit et ce qu’il promet. Et un autre fait qui s’est produit cette semaine vient le confirmer. Des éléments de la gendarmerie ont été écroués et mis en examen pour avoir maltraité un citoyen. Et les autorités promettent d’avoir la main lourde. Là aussi, c’est la preuve que le discours de l’Etat marocain sur la lutte contre les dérapages n’est pas de l’ordre de la démagogie ou du slogan. C’est de la réalité. Une réalité que malheureusement le Maroc ne pense pas toujours à «vendre». Pourtant, ce qui se passe depuis quelques années au Maroc fait des émules dans la région où des pays veulent s’en inspirer.

Lors d’une rencontre cette semaine avec les médias, le patron de l’Union pour la Méditerranée, Fathallah Sijilmassi, expliquait, par exemple, que l’Europe, aujourd’hui confrontée aux vagues de migrants clandestins, regarde avec beaucoup d’intérêt et de reconnaissance le travail réalisé par le Maroc avec l’Espagne qui a permis, si ce n’est d’éradiquer, en tout cas de réduire considérablement les flux de migrants sur le détroit. L’Europe est très intéressée de dupliquer le modèle du côté de la Tunisie avec l’Italie ou encore de la Grèce avec la Turquie. Le patron de l’UpM a donné d’autres exemples de réalisations qui suscitent l’intérêt dans la région.

Le modèle marocain est perfectible, certes, mais il a le mérite d’exister d’abord et, surtout, d’être viable.